INBAR News
 
Volume 11 Numéro 1 Août 2004

Nouvelles

-Le Nigeria et la Sierra Léone se joignent à l’ INBAR
-La première dame de Madagascar visite le siège de l’INBAR
-CIDA/INBAR: Cérémonie de signature pour consolider le contrat
-INBAR et PNUE-WCMC lancent le premier rapport sur la biodiversité globale du bambou
-La fibre de bambou et le tissu

 



Le Nigéria et la Sierra Leone adhèrent à l'INBAR

Le 16 mars, les délégués des ambassades de la République fédérale du Nigéria et de la République de Sierra Leone ont hissé leur drapeau national dans le square en face des nouveaux bâtiments du siège de l'INBAR.

Le drapeau du Nigéria

Le drapeau de la Sierra Leone

 

La première dame de Madagascar visite le siège de l'INBAR

Madame Lalao RAVALOMANANA, la première dame de Madagascar, a visité l'INBAR le 14 mai.

Accompagnée de M. Sylvain RABATOARISON, ministre de l'environnement, de la forêt et des ressources en eau de Madagascar, Madame RAVALOMANANA a visité le musée permanent des produits à base de bambou et de rotin au siège. Ils ont eu une courte réunion avec le Directeur général adjoint de l'INBAR. La délégation a été impressionnée, et a rappelé que Madagscar, le pays qui abrite la plus grande diversité de bambous d'Afrique, doit adhérer à l'INBAR cette annnée.



La première dame visitant le musée de l'INBAR, accompagnée par le professeur Chen, directeur général adjoint de l'INBAR (de gauche à droite: le professeur Chen, l'ambassadeur de Madagscar, la première dame)
   

 

Cérémonie de signature de l'accord de financement CIDA/INBAR

La cérémonie de signature de l'accord de financement, pour une subvention de 500 000 dollars canadiens par an pendant trois ans, a eu lieu au siège de  l'INBAR le 18 juin 2004. M. Joseph Carron, Ambassadeur du Canada, M. Gorden Houlden, Ministre de l'Ambassade du Canada, le docteur Keith A. Bezanson, Président du conseil d'administration de l'INBAR, le professeur Jiang Zehui, Président de l'Académie chinoise des forêts et Vice-président du conseil d'administration de l'INBAR, et Ian Hunter, Directeur général de l'INBAR, étaient présents à la cérémonie.

La première tranche sera disponible au début de l'année fiscale (c'est à dire du premier avril 2004 au  31 mars 2005). Cette contribution est d'une valeur incalculable pour l'INBAR, puisqu'elle prend la forme d'un versement gobal, laissant ainsi une latitude très bienvenue aux initiatives stratégiques et actions nécessaires à la stabilité financière à long terme de l'INBAR.


Monsieur Jospeh Carron, Ambassadeur du Canada et le docteur Ian Hunter, Directeur général de l'INBAR signent l'accord

 

 

L'INBAR et le PNUE-WCMC publient le premier rapport sur la diversité biologique mondiale du bambou

Le PNUE-WCMC a diffusé un communiqué de presse à l'occasion de la publication du premier rapport sur la diversité biologique mondiale du bambou en mai, qui appellait à une action urgente pour protéger l'une des plus anciennes formes de vie sur la terre et les espèces qui en dépendent. La nouvelle étude, effectuée par l'INBAR et le PNUE-WCMC (Centre d'évaluation permanent de la nature du Programme des Nations unies pour l'environnement), estime qu'au moins la moitié des 1200 espèces de bambous ligneux dans le monde peut être en danger d'extinction du fait des destructions massives de forêt.

Il en résulte de graves menaces supplémentaires pour de nombreuses espèces extraordinaires et vulnérables, comme les lémuriens, les pandas géants et les gorilles de montagne, dont l'alimentation et l'habitat dépendent presque uniquement des bambous.

Les bambous jouent un rôle important dans la conservation de la diversité biologique et contribuent à la gestion du sol et de l'eau. Ils sont importants comme producteurs de biomasse et jouent un rôle croissant dans les économies locales et mondiales. Des millions de personnes utilisent le bambou sauvage pour la construction, l'artisanat et la nourriture. Le commerce international de produits de bambous, principalement cultivés, s'élève à 2 milliards de dollars par an. 

L'étude, produite par l'INBAR et le PNUE-WCMC, est la plus complète jamais entreprise sur le sujet, et utilise des nouvelles analyses pour combiner des données sur la répartition des espèces de bambou et sur le couvert forestier existant. Elle montre que de nombreuses espèces de bambou, y compris des espèces proches de celles cultivées, ne disposent que de faibles superficies forestières dans les régions où elles sont endémiques.

Environ 250 espèces de bambou ligneux ont moins de 2000 km² de forêt (la superficie de Londres) dans les lieux où elles poussent naturellement. Cette étude montre les forêts à forte diversité de bambous, et les zones où les risques liés à la déforestation sont élevés, constituant ainsi un outil de plannification utile pour les actions de conservation.

Le cycle de vie extraordinaire des bambous (les plantes de chaque espèce fleurissent simultanément une fois tous les vingt à cent ans avant de mourir) les rendent particulièrement vulnérables à la déforestation rapide qui réduit les zones où ils peuvent survivre.

Le rapport est un outil important dans la stratégie mondiale pour la conservation, qui a pour objectif d'enrayer la tendance ininterrompue à la réduction de la diversité végétale.

Pour plus d'informations:

A propos de la diversité biologique - le rapport a deux parties, volume 1, Asie et Pacifique, et volume 2, Afrique, Madagascar et Amérique.

Pour télécharger le premier volume, cliquer sur http://www.unep-wcmc.org/resources/publications/ss1/WCMC%20bambooCompletePOv6.pdf.

Pour télécharger le second volume, cliquer sur: http://www.unep-wcmc.org/resources/publications/UNEP_WCMC_bio_series/19.htm.

 

Fibre et étoffe en bambou

La fibre de bambou, faite de cellulose, est produite avec des méthodes de traitement comme la vapeur et l'ébullition. Le tissu en fibre de bambou naturel, complètement différent des viscoses de bambou qui viennent de traitements chimiques, est extrait directement des tiges du bambou. La fibre ne contient pas d'additif chimique. Elle a des caractéristiques uniques: antibactériennes, déodorantes, chromatiques et élastiques; elle est très appréciée pour les draperies et les vêtements. On peut noter sa ventilation et absorption de l'humidité. Grâce à sa structure comportant des cavités dans les sections croisées horizontales, les vides importants dans la fibre peuvent instantanément absorber et laisser s'évaporer l'humidité du corps humain. On l'utilise actuellement pour des sous-vêtements, T shirts, chemises, draps, etc., tissés à la machine.

Actuellement, en Chine, une seule société produit commercialement des fibres de bambou naturel, qu'elle exporte vers les Etats-Unis et l'Europe, en utilisant des fibres 100% bambou ou mélangés à d'autres matériaux comme le coton, sous la forme de tissus en toile de bambou de différentes couleurs et styles. Les tissus à base de fibre de bambou restent plus chers que ceux en coton.


 

Traductrice: David Minga, Pierre-Alain Richardot

 


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