L'Organisation internationale du bambou et du rotin

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ODD 17 : Coopération Sud-Sud

Le bambou et le rotin peuvent être des ressources stratégiques pour la coopération Sud-Sud. Ces plantes poussent dans la ceinture tropicale, sur tous les continents et sont utilisées depuis des millénaires. Selon l’évaluation des ressources forestières réalisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture en 2010, il y aurait plus de 30 millions d’hectares de bambous dans le monde. En plus d’être largement répandues, ces plantes sont également très variées : il existe plus de 1600 espèces de bambous et 600 espèces de rotin. Le bambou et le rotin ont été utilisés à des fins très diverses pendant des milliers d’années, et d’autres pays peuvent apprendre de leurs voisins à user au mieux leurs ressources – que ce soit pour la construction, en tant que source de revenus durable, d’énergie ou comme outil de stockage du carbone et de régénération des terres.

L’INBAR est la seule organisation intergouvernementale qui encourage l’utilisation du bambou et du rotin pour un développement rural respectueux de l’environnement et qui joue le rôle de courtier de connaissances dans les pays en développement du monde entier. Entre 1997 et 2020, l’organisation est passée de neuf à 46 États membres, dont la quasi-totalité sont des pays du Sud. Nos travaux sont résumés dans un rapport intitulé Inspirez le développement durable avec du bambou, publié conjointement avec le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC) dans le cadre de sa série Coopération Sud-Sud en action. Il décrit notre travail pour éliminer les obstacles au partage des connaissances, des compétences, des technologies et des stratégies en matière de gestion et d’utilisation des ressources en bambou sur l’ensemble du réseau de l’INBAR.

Les actions de l’INBAR sont des exemples extrêmement réussis d’actions concrètes Sud-Sud et trilatérales. Parmi les expériences concrètes et récentes de collaboration Sud-Sud et trilatérale dirigés par l’INBAR, on peut citer :

  • le projet Bambou pour la construction durable post-catastrophe au Népal, basé sur des techniques utilisées en Colombie, en Équateur et au Pérou (ce programme a été financé par le Fonds commun pour les produits de base)

Il a permis d’introduire au Népal une méthode de construction de logements en bambou résistant aux séismes, suite au tremblement de terre dévastateur de 2016. L’Amérique latine utilise depuis longtemps le bambou pour créer des structures durables, peu coûteuses et capables de résister aux catastrophes naturelles.

  • Stratégies de transfert de connaissances Sud-Sud (financées par le FIDA)

Ce projet en cours consiste en un partage d’expériences réussies d’utilisation du bambou en Éthiopie, à Madagascar et en Tanzanie. Le projet a introduit dans plusieurs pays des technologies indiennes primées, notamment un four à charbon de bambou. Une formation approfondie a actuellement lieu sur le thème du bambou comme outil de protection de l’environnement et de moyens de subsistance.

  • Projet de développement du bambou entre les Pays-Bas, la Chine et l’Afrique de l’Est (cofinancé par les gouvernements  de la Chine et des Pays-Bas)

Ce projet utilise l’expertise et l’expérience chinoises et néerlandaises pour aider à concrétiser le potentiel des abondantes ressources en bambou de l’Ouganda, de l’Éthiopie et du Kenya.

  • RENFORCEMENT DES CAPACITÉS ET FORMATION

Un domaine particulièrement important du travail de l’INBAR consiste en nos activités de formation, qui sont menées depuis 20 ans en partenariat avec un large éventail de donateurs. Le Ministère chinois de la Science et de la Technologie (MOST) et celui du Commerce (MOFCOM) ont été partenaires des formations de l’INBAR, respectivement de 1999 à 2015 et de 2005 à aujourd’hui. La formation du MOST a par ailleurs reçu l’appui de nombreux parrains notamment la FAO, l’ONUDI, la GIZ, l’USAID, Save the Children, la SNV, l’ICIMOD et bien d’autres.

Les formations du MOST et du MOFCOM couvrent un large éventail de sujets. Les ateliers du MOST portent sur la conservation de la biodiversité, la régénération écologique, la gestion durable des forêts, le développement de produits forestiers non ligneux, etc. Les formations du MOFCOM quant à elles s’intéressent aux  questions de gestion durable, de culture et de reproduction, des produits d’ingénierie en bambou, des produits à base de charbon et de fibres de bambou, du bambou et du changement climatique entre autres. L’impact de ces formations est large et de nombreuses personnes les ayant reçues ont pu influencer des débats et des réflexions sur le bambou et le rotin aux niveaux national et international.

Dans l’ensemble, l’INBAR a formé entre 15 000 et 25 000 personnes dans le monde, ce qui contribue de manière significative à l’application des connaissances mondiales sur le bambou et le rotin au service du développement durable.

Projets en cours

Centre de ressources

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