Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin

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La République Démocratique du Congo a d’ores et déjà une Politique Nationale du Bambou

12 août 2021

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo se dote d’une Politique Nationale du Bambou qui reconnaît le bambou comme un outil de développement socio-économique et environnemental du pays.

Le 10 août 2021, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), représenté par le Ministère de l’Agriculture, a organisé à Kinshasa un atelier de validation de sa Politique Nationale du Bambou. L’atelier était présidé par S.E. M. Desiré M’zinga Birihanze, Ministre de l’Agriculture de la RDC en présence de M. Evariste Bushabu Bopeming, Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, M. Aristide Ongone Obame, Représentant National de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en RDC, et René Kaam, Directeur du Bureau Régional de l’INBAR pour l’Afrique Centrale (CARO). L’atelier a également réuni des représentants du Ministère des Arts et de l’Artisanat, du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, du Ministère du Développement Rural, et des organisations de la société civile.

Aristide Ongone Obame a rappelé que le bambou était une opportunité d’or vert pour la RDC, avec ses plus de 10 000 usages différents, et a souligné sa contribution à la protection de l’environnement avec son potentiel de séquestration du carbone plus élevé par rapport à la plupart des espèces d’arbres. Le représentant de la FAO a en outre indiqué que la RDC considérait le bambou comme un outil de développement national et que, par conséquent, l’appui de la FAO au développement du secteur du bambou, la Politique Nationale du Bambou est en fait un résultat clé de la coopération entre la FAO et la RDC. Il a réaffirmé l’appui de la FAO au Gouvernement de la RDC pour le développement de la filière bambou.

Dans son allocution d’ouverture, S.E. M. Desiré M’Zinga Birihanze a souligné les principaux objectifs de la Stratégie Nationale du Bambou, à savoir, diversifier les sources de revenus, améliorer les moyens de subsistance et les conditions de vie des populations locales, et réduire la pauvreté par le développement d’une industrie durable du bambou, d’ici cinq ans. En outre, le Ministre a mentionné que l’atelier de pré-validation de la Politique Nationale, qui s’est tenu le 23 août 2019, a été l’occasion d’enrichir le document. Selon lui, « Le document que nous avons validé aujourd’hui est de faire du bambou un outil de développement qui, contribuera à un développement vert pour les avantages socio-économiques, environnementaux, et à la diversification de l’économie de la RDC comme soutenu par le Président de la République ». Le Gouvernement de la RDC, par l’intermédiaire du Ministère de l’Agriculture, engagera tous les partenaires financiers et techniques concernés du développement de la RDC de mettre l’accent sur le bambou pour un développement durable.

Le Ministre de l’Agriculture a en outre déclaré l’INBAR comme partenaire technique de la RDC. Le Ministre a remercié le Directeur Général de l’INBAR d’avoir accepté l’invitation à l’atelier de validation de la Politique Nationale du Bambou et d’avoir envoyé Rene Kaam, Directeur du Bureau Régional de l’INBAR CARO. Il est tout aussi important qu’il s’engage à poursuivre le processus d’adhésion de la RDC à l’INBAR, l’un des Axes clés de la Politique Nationale du Bambou de la RDC.

Récemment, INBAR, le Centre de Recherche Forestière Internationale, et la Société Ressources & Synergies Développement ont collaboré pour dispenser une formation théorique et pratique à l’artisanat et au mobilier en bambou à Yangambi, en RDC, qui a bénéficié à 36 artisans de 23 villages. L’INBAR espère accueillir la RDC en tant qu’État Membre pour l’accompagner dans le développement de sa filière bambou par des initiatives supplémentaires de renforcement des capacités. En devenant État membre de l’INBAR, les pays peuvent bénéficier du transfert de connaissances en apprenant de l’expérience d’autres pays dans le développement de leur secteur du bambou et ont accès à un large éventail de ressources et de possibilités de formation, y compris l’accès aux marchés régionaux et mondiaux et l’application de chaînes de valeur innovantes, transfert de technologies et élaboration de normes.

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