Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin

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« Le bambou pour la restauration des écosystèmes » : INBAR à la COP 15 de l’UNCCD

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« Le bambou pour la restauration des écosystèmes » : INBAR à la COP 15 de l’UNCCD

L’INBAR a présenté le rôle important du bambou dans la restauration des écosystèmes lors de la récente réunion de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

La 15e session de la Conférence des Parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) avait pour thème : « Terre. La vie. Héritage : de la rareté à la prospérité ». La conférence de deux semaines, qui s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, a attiré des dirigeants gouvernementaux et des experts environnementaux du monde entier et s’est achevée par le lancement de l’Initiative d’Abidjan « Abidjan Legacy Programme » d’une valeur de 2,5 milliards de dollars, qui vise à construire des chaînes d’approvisionnement durables tout en luttant contre la déforestation et le changement climatique.

La plantation de bambous est un élément clé des projets d’INBAR en Afrique, en Asie-Pacifique et en Amérique latine.

Le bambou peut apporter une contribution importante à la restauration des terres dégradées et à la conservation des écosystèmes tropicaux. De nombreux pays africains plantent déjà du bambou le long des berges des cours d’eau, et aux Philippines, les sociétés minières sont maintenant tenues de planter du bambou sur au moins un cinquième de leurs anciennes carrières. Les 25 années d’implication de l’INBAR dans des projets – tels que l’initiative massive de restauration des forêts de bambou de la Fondation Utthan à Allahabad, en Inde lui ont donné une vaste expérience de l’utilisation du bambou pour la restauration des terres et le soutien aux moyens de subsistance. En 2021, l’INBAR est devenu partenaire de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 et continue de partager ses connaissances et son expertise lors de forums internationaux tels que la COP 15.

Lors de la COP 15, l’INBAR a organisé une session sur le thème « Le bambou pour la restauration des écosystèmes et la croissance verte ». Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général adjoint de l’INBAR, le professeur Lu Wenming, a déclaré aux participants que les forêts de bambous couvrent au moins 35 millions d’hectares de terres à travers l’Afrique, l’Asie-Pacifique et les Amériques, et que le bambou fait partie intégrante des forêts, des cultures et des moyens de subsistance pour plusieurs personnes.

Mr. Rene Kaam, Director of INBAR’s Central Africa Regional Office, speaking to reporters at COP 15.

La session a réuni cinq conférenciers éminents d’horizons divers: Dr. Tamirat Teshome, Directeur général du Plan de gestion et de l’inventaire des ressources forestières de l’Éthiopie; Dr. O.P Yadav, Directeur de l’Institut indien de la conservation des sols et de l’eau ; Mme Claudia Daza, Présidente du Groupe de travail de l’INBAR sur le bambou pour les énergies renouvelables ; M. Durai Jayaraman, Directeur du Programme mondial de l’INBAR ; et M. René Kaam, Directeur du Bureau régional de l’INBAR pour l’Afrique centrale. Les intervenants ont discuté des façons dont le bambou peut contribuer à la restauration des terres : sa capacité à pousser sur des sols à faible fertilité et inclinés ; son rhizome et son système racinaire de grande portée, lient le sol et protègent les couches supérieures; ses avantages écologiques supplémentaires, tels qu’une canopée permanente et une épaisse couche de feuilles mortes ; sa capacité à remonter la nappe phréatique ; son importance en tant que source à croissance rapide et fréquemment récoltable de matériel et de revenus pour les communautés locales ; et ses avantages supplémentaires en tant que puits important de carbone.

Les conférenciers de la session ont réitéré le potentiel du bambou à contribuer aux initiatives mondiales de restauration des terres telles que le Défi de Bonn « Bonn Challenge » et la Déclaration de New York, qui vise à restaurer 350 millions d’hectares en cours de restauration d’ici 2030. Cependant, les conférenciers ont également précisé que les succès étaient le résultat d’un soutien politique clair et d’investissements. Pour que d’autres pays puissent tirer profit des ressources en bambou, ils devraient créer un environnement propice au développement du secteur du bambou, afin d’encourager la plantation et la gestion durable des ressources locales.

Regarder l’enregistrement de la session.

Pour en savoir plus sur l’utilisation du bambou pour la restauration des terres et la protection des écosystèmes ici.